Golden share vs. golden handshake

n4cmgrRDFN1rqxd5ko1_500L’État italien est actionnaire de la compagnie pétrolière ENI à hauteur de 30,0957%. Dans le cadre de la lutte contre la corruption engagée par le premier ministre Renzi, l’État italien a soumis au vote des actionnaires une modification des statuts pour qu’un administrateur mis en examen soit obligé de démissionner, même s’il n’a pas encore été condamné.

La très grande majorité des actionnaires institutionnels non-italiens a voté contre[1] et la mesure n’est pas passée. Une salve d’applaudissements a salué la défaite de cette motion.

Le FT considère qu’il s’agit d’une condamnation de la politique du PM italien. Il n’y a qu’un politique pour avoir cette idée farfelue d’introduire une clause d’éthique dans les statuts d’une entreprise d’exploration et d’ingénierie pétrolières.

L’actuel PDG Scaroni était contre cette mesure et ne s’est pas privé de le faire savoir. Cela a peut-être à voir avec sa propre mise en examen pour corruption  en Algérie[2]. Il avait pourtant appliqué le code d’éthique de l’ENI dans cette affaire en recommandant  que sa filiale Saipem licencie, ou accepte la démission de plusieurs cadres supérieurs.


[1] Voir tout en bas du communiqué de presse

[2] A moins que ce ne soit sa condamnation ès-qualité à trois ans de prison. Ce n’est quand même pas le délit d’initié sur les actions de Saipem.

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