Régulateur britannique, again

Ça fait un moment que je n’ai pas parlé du régulateur britannique Ofgem, qui peine toujours à faire que la réalité se comporte comme c’est écrit dans ses cours d’économie.

Sa nouvelle idée est d’attaquer le terme « réseau » de la facture. Pour le moment, les opérateurs privés voient leur capital rémunéré autour de 8%. L’idée géniale d’Ofgem est de baisser cette rémunération, en la divisant par deux. Mieux, le régulateur propose d’indexer la rémunération du capital au coût réel constaté chaque année, « pour que les consommateurs puissent continuer à bénéficier de la chute des taux d’intérêt depuis la crise financière »[1].

Il est surprenant qu’Ofgem semble s’apercevoir maintenant que les taux d’intérêt sont bas, alors qu’on vient de fêter le dixième anniversaire de la crise financière. On ne sait pas si la rémunération s’accroitra automatiquement si les taux remontent, mais on comprend qu’Ofgem rejoint Trump, et les autres accros aux taux bas[2].

Compte-tenu de sa fixation sur les bienfaits de la privatisation, il parait irréaliste d’imaginer qu’Ofgem comprenne un jour qu’un des grands avantages du public sur le privé, c’est la capacité à emprunter pour moins cher[3].

[1] so that consumers continue to benefit from the fall in interest rates since the financial crisis

[2] A fins de clarification, je tiens à signaler que je ne recommande pas une hausse des taux d’intérêt.

[3] L’absence d’un besoin de profit perpétuellement croissant joue également un rôle.

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s