Financement non conventionnel

Comme chaque année à cette période, les banques revoient la valeur de leurs prêts aux compagnies pétrolières. Cette année, le montant des dettes arrivant à maturité dans les deux à quatre années à venir s’élève, d’après Moody’s à 86 G€, dont près des deux tiers sont classés en speculative-grade[1].

Ce blog a souvent évoqué la gigantesque destruction de valeur des hydrocarbures non conventionnels, et les raisons pour lesquelles ça continue.

Initialement, les apporteurs de fonds (dette et capitaux propres) ont cru à la « révolution technologique ». Puis, les actionnaires ont vu leurs capitaux propres détruits, les dettes se sont transformées en capitaux propres à l’occasion des banqueroutes successives. Arrêter le financement signifie constater une perte immédiate, alors que le poursuivre laisse la possibilité de repasser le bébé à des acheteurs quelconques (récemment, les majors). Le DIP permet d’obtenir des fonds additionnels si le juge l’accepte.


[1] Ou junk. Il s’agit d’émissions de dettes à haut risque qui sont censées apporter des rémunérations plus élevées. On parle de la note donnée par les agences de notation, pas d’un engagement de retour sur investissement. Pour en savoir plus, voir par exemple les articles consacrés à Michael Milken, récemment pardonné par Donald Trump.

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