Au bout de combien de transmissions un prix Nobel perd-il sa valeur ?
Dimitri Muratov avait vendu sa médaille en 2021 pour plus de 100 millions de dollars[1]. Le produit a été intégralement reversé à l’UNICEF pour des programmes d’aide aux enfants ukrainiens déplacés par la guerre.
Maria Corina Machado a donné sa médaille à Donald Trump, qui n’aurait pas inclus l’UNICEF dans les 66 organisations internationales dont il a souhaité que les Etats-Unis se retirent.
Si vous cherchez du brut Oural, vous trouverez 12 tankers au large de Mascate. Les acheteurs indiens ont arrêté leurs achats depuis les menaces de sanctions de Trump.
Sinon, ne comptez pas sur ceux pleins d’Oural qui flottent au large de la Chine, ils attendent juste une place au quai de déchargement.
Il y a un an le 5 janvier 2025, un péage a été introduit à New York : 9 $ pour entrer dans le sud de Manhattan aux heures de pointe. Une analyse complète est publiée dans le New York Times.
Sans grande surprise, moins de bruit, moins de voitures, trafic plus fluide. Deux effets moins attendus : la taxe a rapporté plusieurs centaines de millions de dollars qui financent les transports publics et la fréquentation des commerces de proximité est montée significativement.
Trump veut arrêter le programme. Un juge fédéral donnera la réponse.
La Chine offre, d’après le Financial Times de l’électricité à prix réduit à ses producteurs nationaux de puces[1] pour les aider dans leur concurrence avec les États-Unis. Comme ils ne peuvent plus utiliser les puces IA de Nvidia, pour soutenir le fabricant chinois, chinois mais plus cher, ils reçoivent des subventions allant jusqu’à 50% du coût de leur électricité.
Utiliser la commande nationale pour soutenir des producteurs nationaux, autoriser les électro-intensifs à accéder à de l’électricité à prix réduit, l’Union Européenne doit s’étrangler de rage.
A partir du 1er novembre 2025, les heures creuses pour l’électricité[1] seront réparties en deux. Toujours la nuit, mais aussi une période de 3 heures maximum entre 11 h et 17 h, au choix du commercialisateur. C’est tout-à-fait normal, puisque la part d’électricité photovoltaïque augmente.
Dans le même temps, François Levesque nous rappelle que pour tirer le meilleur parti de son lave-linge tout en sauvant la planète, il faut utiliser le programme long[2]. Le programme long dure généralement plus de 3 heures.
Le consommateur est alors forcé de choisir : programme long qui débordera sur les heures pleines, ou rester dans la plage horaire des heures creuses avec le programme court.
On peut imaginer que même une famille nombreuse peut ne faire qu’une lessive par jour, mais elle aura le plus souvent besoin de deux vaisselles par jour.
Il n’y a pas que les russes qui utilisent des bateaux fantômes. D’après Reuters, le cartel mexicain de Jalisco importe du diesel des Etats-Unis par des tankers fantômes. Ils déchargent dans le port de plaisance d’Ensenada, au milieu des super yachts et des porte-conteneurs. Reuters a identifié une compagnie étasunienne impliquée dans ce trafic. Elle importe du diesel du Canada en disant qu’il s’agit de lubrifiants, puis affrète le tanker[1] pour exporter le produit, qui redevient du diesel une fois passée la frontière mexicaine. Reuters ne dit pas si le produit est payé en liquide.
[1] Sur la vidéo de Reuters, le tanker est le Torm Agnes, propriété de la compagnie danoise Torm
Les prix Nobel « Français » ont dû avoir vent de l’intention de fiscaliser leur chèque Nobel car ils sont (quasiment) tous dans des universités étasuniennes.
Le « contrat dérivé perpétuel[1] » est un instrument financier sans date d’expiration qui est utilisé aujourd’hui essentiellement dans le trading des cryptomonnaies. Ces contrats ont été développés sous le registre de l’innovation financière. Comme pour les contrats classiques, les traders peuvent prendre des positions longues ou courtes et bénéficient de l’effet de levier.
Un « mécanisme de financement » ajuste les positions acheteuses et vendeuses pour maintenir le prix du contrat proche du prix du sous-jacent. Ce mécanisme est construit par le fournisseur du contrat. On en connaît la finalité, mais pas la construction.
Les traders en cryptomonnaies apprécient le fait qu’ils peuvent garder la position ouverte indéfiniment et qu’il n’y a pas besoin de gérer des dates ce qui simplifie les stratégies de trading. Ce sont des outils très adaptés au trading spéculatif mais qui ne permettent pas la gestion efficace du risque prix pour les acteurs industriels qui ont besoin de couvrir leur coût à un horizon précis. S’il n’y a pas de date d’expiration, il n’y a aucune raison pour qu’il y ait convergence du prix entre le contrat dérivé et le contrat pour livraison physique. La CFTC[2] étasunienne a lancé une enquête pour savoir s’il fallait Introduire les contrats perpétuels sur les marchés physiques. On verra si c’est la spéculation qui l’emportera sous l’étiquette de l’innovation financière ou la logique industrielle pour conserver un outil de gestion du risque prix efficace.
On peut lire aujourd’hui des dépêches « Les Etats-Unis révoquent la licence de Trinité-et-Tobago pour produire du gaz avec le Venezuela » (AFP), ou « US licenses for Trinidad-Venezuela gas projects revoked » (Reuters).
Il y a peu, c’étaient les opérations vénézuéliennes de Chevron, Eni et Repsol qui étaient frappées d’interdiction par un executive order de Trump.
Quel segment du droit international autorise-t-il Trump à autoriser ou interdire l’application de contrats entre un État souverain et une compagnie, étasunienne ou non ?
La loi du plus fort.
Le sujet a déjà été traité sur ce blog. Par exemple, d’une part, l’Iran n’a jamais pu développer une filière de GNL pour South Pars car la seule licence disponible est étasunienne (Air Products). D’autre part, les États-Unis ont développé une théorie selon laquelle toute compagnie utilisant le dollar rentrait dans le champ des sanctions étasuniennes. Même si la justice finissait par leur donner raison (et c’est loin d’être gagné pour une compagnie non-étasunienne face à la justice US), les coûts liés (délais, procédures, amendes, …) ont fait reculer toutes les compagnies mises en cause.